Bénédicte Monville

Propreté, gestion des déchets, ma réponse au Parisien

IMG_4078La mise en oeuvre par le maire d’une gestion essentiellement répressive de la propreté avec sa brigade verte a échoué. La ville n’est pas plus propre qu’avant et l’abandon des encombrants non seulement complique la vie des habitant·e·s mais encourage les déchets sauvages.

Nos déchets sont une source de pollution considérable. Nous produisons en moyenne en Île de France 464 kg/hab de déchets par an et 60% de ces déchets ménagers et assimilés sont incinérés. À peine 13% peut être considéré comme ayant été effectivement recyclé.

Ici sur notre territoire après l’épouvantable drame de Maincy et de l’incinérateur de Vaux le pénil nous savons que l’incinération pollue et qu’elle est dangereuse pour les habitant·e·s. Même les incinérateurs nouvelle génération polluent. Il n’existe pas d’incinération qui ne pollue pas.

Autrement dit, il est absolument faux de faire croire aux gens que l’incinération revient à « valoriser les déchets » en produisant du chauffage comme le prétend le Smitom. L’incinération est dangereuse, l’enfouissement aussi parce qu’il pollue durablement les sols et par voie de conséquence les nappes phréatiques.

C’est la raison principale pour laquelle la collecte et le traitement des déchets doivent être sortie des mains des multinationales comme Véolia dont l’objectif est d’abord le profit. Et plus nos déchets augmentent, plus leurs profits augmentent. 

La gestion des déchets doit être soustraite à l’économie capitaliste et se faire au plus près des habitant·e·s. Ce sont les seules conditions où il est possible de travailler sur les deux leviers dont nous disposons pour améliorer la situation : réduire leur nombre et recycler le maximum de déchets. En outre, la gestion des déchets peut-être pour une ville ou une collectivité l’occasion de produire de la richesse économique à travers la revente des matières premières collectées (composte, bioplastiques, …) et une occasion de créer, de nombreux emplois en organisant une collecte « porte à porte » qui permette aussi une meilleure éducation des populations aux dangers et à la gestion des déchets ou encore, des ateliers de réparation des objets cassés et normalement jetés mais qu’on peut facilement retaper et utiliser.

Capannori, une ville équivalente de Melun en nombre d’habitant·e·s en Toscane en Italie a créé 40 emplois à temps plein grâce à la mise en oeuvre en régie publique d’un plan Zéro déchets. Elle est aussi devenue un territoire d’implantation d’entreprises innovantes de production de bio-plastiques à partir de la matière organique récoltée. 

Bénédicte Monville

http://www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/municipales-a-melun-le-maire-a-gagne-une-bataille-contre-la-salete-mais-pas-la-guerre-11-11-2019-8190846.php

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