La vie à Melun

Presse : gestion sécuritaire des quartiers populaires, BVAM a lu la République de Seine-et-Marne

Voilà un article qui appelle une réaction de notre part :

D’une part, nous regrettons l’angle éditorial constant de la République de Seine-et-Marne qui consiste à produire régulièrement ces pages « à charge » contre les quartiers populaires de notre ville #Melun.

D’autre part, nous avons régulièrement dénoncé au conseil municipal de Melun cette gestion exclusivement sécuritaire des quartiers populaires qui démontre depuis sa mise en oeuvre systématique au début des années 2000 son inefficacité. Qu’on pense aux résultats catastrophiques de cette politique théorisée outre-atlantique sous le nom de « guerre contre la drogue », expression devenue sinistre reprise d’ailleurs lors de ses voeux par le maire de Melun. Une guerre qui a engendré des dizaines de milliers de morts et une violence insoutenable pour tous les habitants des territoires où elle a lieu sans régler aucun des problèmes qu’engendrent ces trafics sinon en aggravant l’isolement des habitant.es des quartiers populaires. Cette politique est une des expressions (les plus odieuses par la violence et les drames qu’elle engendre) de l’impuissance des élu.es majoritaires, au plan local comme au plan national, à créer les conditions d’une insertion à part entière et non pas entièrement à part (pour reprendre un mot d’Aimé Césaire à propos de la Martinique) de ces quartiers et de leur population dans la société. Une insertion qui devrait se faire par le travail, la réussite scolaire, la réintégration de ces quartiers dans la ville en y déplaçant des services. Le contraire de ce que fait aujourd’hui le maire de Melun dont la seule ambition est d’y installer une antenne du commissariat municipal et d’y mener sa « guerre à la drogue », toujours cette gestion sécuritaire des quartiers populaires.

Nous réaffirmons ici notre solidarité à l’égard de tous les habitant.es des quartiers populaires de notre ville. Les membres de Bien Vivre à Melun qui résident à Montaigu, Schuman, Chateaubriand, l’Almont, Les Mézereaux sont aussi attachés à leur quartier où se forment des réseaux de solidarité et d’entraide qui y facilitent la vie malgré tout. Malgré leur abandon par les pouvoir publics, malgré une gestion politique exclusivement sécuritaire et autoritaire (le plus souvent) qui ignore la parole des habitant.es tout en organisant par souci de communication des mascarades de « concertation ». Malgré un monde où la production des biens et services qui nous sont nécessaires est de plus en plus captée par des multinationales dont l’objectif essentiel, le profit, est contradictoire avec une société du plein emploi.

 

 

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s